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       DES ASSOCIES AUX SŒURS DU SACRE CŒUR DE JESUS A MADAGASCAR

Ce 21 octobre 2018, nous partons pour deux mois à Madagascar avec beaucoup de bonheur. Après un passage rue Haxo, les Sœurs du Généralat nous accueillent généreusement, nous voyons aussi les nouvelles Novices Nous voyageons avec Sœur Roselys, nouvellement nommée Responsable régionale de Madagascar et Sœur Marie-Thé Briend, nous sommes déjà dans l’ambiance malgache.

Ce n’est pas avec la même appréhension que l’année dernière, nous savons un peu la vie quotidienne chez les Sœurs, et la vie de la population. Nous n’avons pas été déçus et surtout comblés de joie et de partages réciproques.

Par contre, la misère, une fois franchi le portail de la communauté, nous saute aux yeux et nous touche le cœur. En ce temps de propagande électorale où « un flot d’argent pour les élections dans un pays de misère » paru dans La Croix. Avec tous les vols de zébus, les vols de richesses minières, les vols d’organes… qui enrichissent les puissants, en achetant les plus pauvres…


La plupart de notre séjour s’est déroulé à Antsirabé où Jacques a du matériel pour travailler (il y en avait plein la valise encore cette fois)


Que de bons moments en travaillant à la fabrication de bureaux et de bancs pour les maternelles de l’école d’Ambositra ouverte mi-novembre, où déjà 130 élèves sont inscrits dans les petites classes, avec des « maîtresses » à la hauteur de leurs responsabilités pour apprendre le français et les autres matières, et la discipline que nous avons admirée.








Tous les sourires malgré la vie difficile, les situations qui n’abattent pas les gens. Ils s’accrochent à leurs rizières qui cette année ont été bien arrosées dans les Hauts Plateaux.


D’autres régions comme à l’ouest ou au sud ne sont pas aussi gâtées et réclament l’eau, si nécessaire pour tout.



Nous avons eu la chance de visiter quelques communautés comme à Ranomafana où des bancs, des tables d’école nous attendaient pour les réparer, les insectes rongent complètement des pieds de tables, les tableaux qui ont besoin d’un clou, etc…




La maison des Sœurs à Kelalina

La communauté d’Ihosy (dire Yous) où là les sœurs n’ont pas l’eau au robinet, ni l’électricité des journées entières. L’eau n’arrive pas non plus à Ambositra et les puits ne fournissent pas toujours la quantité suffisante.



Un haut lieu spirituel à Vohipeno où Lucien Botovasoa, chrétien, père de famille a été béatifié le 17 avril 2018, nous a beaucoup touché et ému. C’est un vrai lieu de pèlerinage et les pèlerins n’hésitent pas à boire l’eau ou se purifier le corps dans la rivière où a été jeté son corps, après sa décapitation. Il n’a pas renié sa foi et accepté le martyre en toute lucidité.



Une journée à Manakara qui est sur le bord de l’océan indien, nous a détendu. Les pieds dans l’eau avec les petits crabes ou déguster l’eau d’une noix de coco, ou voir les piroguiers revenir de la pêche

Dans ce pays où 45% de la population est analphabète, il y a beaucoup à aider et les sœurs n’hésitent pas à amener des enfants voir même des adultes en consultation à « Santé plus » à Antsirabé. Elles les hébergent, les nourissent plusieurs jours et ils repartent chez eux avec une guérison possible, mais hélas parfois sans pouvoir intervenir pour différentes raisons. Les sœurs visitent et apportent du riz deux fois par semaine aux prisonniers dont le nombre augmente, des jeunes, des femmes également et lorsque nous savons la cause de leur incarcération pour certains, c’est difficile d’accepter cela.

Nous avons rendu visite à Pierrette associée et son mari Hilaire, nous avons encore admiré leur travail de la soie, quoique cette année, ils n’ont plus beaucoup de soie sauvage, les villageois brûlent leurs arbres pour vendre le charbon et acheter de quoi se nourrir. Pierrette est venue avec d’autres femmes associés un dimanche pour une journée de récollection, nous avons fait connaissance rapide et une photo avant qu’elles ne repartent par le bus.

A Tananarive, dans la communauté, la chaleur des cœurs nous a remplis, ce fût un court passage, mais tellement paisible, le départ a été douloureux pour se quitter, pour quelques mois nous espérons.
Nous avons eu la joie de fêter plusieurs anniversaires durant notre séjour : Marie-Claire, Marie-Edwige, Agathe, et Julienne qui était très contente.








Pour nous, ce fût un moment de retraite et de ressourcement aussi, ponctué par la messe dominicale, en semaine parfois, et les vêpres tous les soirs. Les mots justes des sœurs en lien avec leur vie auprès des plus pauvres, des enfants, ceux de la rue notamment, nous ont fait toucher un peu plus encore l’Amour de Dieu pour l’humanité, dans sa tendresse et sa miséricorde.
Les deux mois ont passé très vite, l’ambiance des Sœurs tellement chaleureuse, mais nos petits-enfants nous réclament aussi…


Nous remercions les Sœurs de Madagascar pour toute leur attention, Sœur Roselys qui a pris beaucoup de temps pour nous, Sœurs Marie-Louise, Marie-Edwige, Chantal, Agathe, les jeunes et bien sûr Sœur Anne et les sœurs du Généralat qui nous ont permis de vivre cette nouvelle expérience avec intensité et dans la paix.
Que le Seigneur vous bénisse et vous garde dans sa Paix, ainsi qu’Angélique et ses Compagnes.

Marie-Annick et Jacques

Ps : nous avons évoqué quelques difficultés que vit la population, aussi n’hésitez pas à leur venir en aide si vous le souhaitez, le pouvez, il y a possibilité de parrainer des enfants pour leur permettre d’aller à l’école, c’est à la base, par l’éducation que le pays peut vivre mieux et que le peuple va prendre ses responsabilités.



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