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       " Une Eglise qui fait Grandir ! "

Dans le cadre de l’orientation diocésaine du Morbihan, une trentaine de jeunes du pays de Ploërmel s’est réunie à Mauron pour accueillir différents témoins d’hier et d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs.

Sœur Adeline RAHELIARISOA de la région de Madagascar témoigne  !

 Bonjour à tous !

Bienvenue à cette rencontre à laquelle j’ai été invitée pour donner mon témoignage à partir de la question  « Comment j’ai grandi dans la foi, depuis mon enfance jusqu’à aujourd’hui ? » Je suis heureuse de vous partager mon témoignage de foi. C’est une occasion aussi pour moi de m’ouvrir à l’internationalité et de rencontrer les jeunes des pays de Ploërmel, Josselin et Mauron.

Je viens de Madagascar. Madagascar se situe dans l’Océan Indien. La population est d’environ 21,3 millions d’habitants et la superficie est de 590 000Km². Notre Ile est riche en ressources minières, mais beaucoup de gens vivent dans la pauvreté.

Il y a 45 % de chrétiens à Madagascar, dont 25 % de catholiques et 20 % de protestants ; l’islam représente 5 %.

Je suis née à Ambatolampy au centre de Madagascar à 72 km de Tananarive.   

Mes parents avaient la foi et ils m’ont fait baptiser le lendemain de ma naissance. Ensuite, ils m’ont amenée à l’église tous les dimanches. Comme tous les enfants, je n’étais pas consciente du sens de mon baptême.

J’ai fait ma première communion à 10 ans. A la retraite de préparation de ce sacrement, j’ai compris que Jésus vient demeurer dans mon cœur et que je peux Lui parler directement et Lui exprimer mon désir et tout ce que je veux.

A quatorze ans, j’ai été gravement malade pendant un mois. Après, je ne pouvais plus marcher. Il m’a fallu beaucoup de temps pour réapprendre à marcher. C’était une dure épreuve pour moi. Et puis une autre épreuve qui est arrivée, la mort de mon père. C’est ma mère qui m’a soutenue grâce à sa forte croyance.

J’ai repris l’école et c’est à travers les contacts avec les sœurs que j’ai eu le désir d’être religieuse. J’ai écrit à la Congrégation des Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus à Antsirabe. Elles m’ont invitée à une retraite. A partir de cette retraite, je voulais encore avancer plus dans la vie religieuse pour répondre à l’appel du Christ et vivre autrement mon baptême.

Pour présenter les étapes vers la vie religieuse : j’ai d’abord été aspirante durant 7 ans, puis j’ai fait une année de pré-noviciat et deux ans de noviciat. C’est un temps de formation.

Quand j’étais aspirante à la vie religieuse, nous étions 12 jeunes en formation,  j’ai déjà vécu la difficulté de vivre ensemble, mais j’ai aussi senti la richesse de la différence.

Au noviciat, j’ai compris que la vie religieuse est une vie de foi. C’est-à-dire que, si nous ne sommes pas croyantes, on ne peut pas vivre le pardon mutuel et l’amour fraternel. A cette époque, la Parole de Dieu qui m’a fait vivre est dans II Corinthiens 12,9 : « Ma grâce te suffit, car ma force se déploie dans la faiblesse. » Elle continue à me nourrir encore aujourd’hui.

Après le noviciat, je me suis engagée à la suite de Jésus. Après mon engagement, j’étais heureuse d’aller vivre ma mission auprès des jeunes de 6ème  où j’enseignais le français, les sciences et la catéchèse où j’ai essayé d’aider les jeunes à grandir dans la foi. En plus, j’ai accompagné les jeunes chrétiens de la paroisse en brousse pour les soutenir dans leur recherche pour leur avenir et pour améliorer leur vie en groupe.

Et l’an dernier, j’ai enseigné la catéchèse aux jeunes de 2nde, 1ère et Terminale. Ils étaient très intéressés de connaître la vie de Jésus et vivre avec Lui.

En 2006, la deuxième opération de mon pied m’a fait trop mal. J’ai déjà dit à ce moment là de ne plus toucher à mon pied. Cette décision a changé grâce à l’action divine, sinon je ne serais pas ici maintenant. Je fais une confiance totale à Dieu à travers les personnes qui s’occupent de soigner mon pied de différentes manières. Ce soin est en vue d’une amélioration pour moi d’abord, et après pour la future mission confiée.

Aujourd’hui, je suis à Rennes pour quelques mois. Dans la communauté où je suis, il n’y a personne de ma famille mais je sens la vie harmonieuse. Chacune essaie de vivre son engagement à travers sa manière d’être. Et moi, je témoigne de Jésus grâce à mon vécu, en communauté d’abord et après avec les autres à l’extérieur. A l’exemple de Jésus chaste, pauvre et obéissant, j’essaie de vivre ma vie à sa suite. Ce que je fais, je le fais par amour pour Jésus. J’accepte la décision de mes Supérieures car à travers leur présence Dieu nous parle. Dans la prière, j’essaie d’écouter le souffle de l’Esprit Saint, et je le vis avec les autres et en même temps cela me donne de la force pour la vie quotidienne. De ce fait, j’ai déjà vécu que : « La prière rend possible l’impossible. »

Exemple mes études supérieures : ma première année en gestion, j’avais eu du mal à comprendre les différentes sortes de Mathématiques. J’ai faillit abandonner les études. Mais grâce à entraide avec mes collègues et mes consœurs, ainsi que mes efforts, le Bon Dieu m’a aidé. A la fin de la 3ème année, j’ai obtenu un meilleur résultat que celui que j’avais espéré, un très bon résultat.

En un mot, c’est grâce à la foi que je suis là maintenant.

Mon exposé touche à sa fin, merci de votre aimable attention. Vos questions et remarques seront les bienvenues. Je vais essayer d’y répondre.

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Pauvreté : l’abandon, le détachement des biens matériels.
Exemple
 : l’argent reçu personnellement n’est pas à nous mais à la communauté.  

Obéissance  : c’est la liberté, ajustée à la volonté de Dieu. Cela nous donne la paix, la liberté intérieure.

Chasteté : c’est l’amour, aimer et se laisser aimer.

A Madagascar, face à une situation difficile, les chrétiens prient pour le pays pour une amélioration de la situation. Ils font aussi les gestes de partage pour les sinistrés, les plus vulnérables.

Nourrir la foi : la prière personnelle et communautaire quotidiennes, la lecture de la Parole de Dieu, le partage de vécu en communauté. Tout cela favorise la vie de foi.

Définition de la foi : c’est la confiance à Celui en qui je crois, c’est aussi une conviction.

Versets bibliques :
 

"Comme le corps sans âme est mort, de même la foi sans les œuvres est morte." Jacques 2, 26

"Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. " Ephésiens 2, 8-9

"Il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint Esprit." Tite 3, 5

 



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