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Envoyées en communautés

       Papouasie-Nouvelle Guinée

"Peuples de guerriers. Pays qui connaît la peur. Terre où sans cesse renaît l’Espérance.
C’est dans cette terre qu’arrivèrent en 1986 les Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus."

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La Papouasie Nouvelle Guinée est située au sud de l’Equateur et au nord de l’Australie. Elle comprend l’est de l’île de la Nouvelle Guinée – l’ouest formant Irian Jaya qui appartient à l’Indonésie – l’archipel de Bismarck – dont les principales îles sont la Nouvelle Bretagne, la Nouvelle Irlande et Manus – et la partie nord des îles Salomon – dont les principales îles sont Bougainville et Buka. Le tout fait partie de la Mélanésie. 

Au 16ème siècle, des navigateurs portugais ont découvert la Papouasie Nouvelle Guinée, deuxième île du monde par sa superficie (après le Groenland). La colonisation européenne a commencé vers 1884 quand les deux puissances – Allemagne et Angleterre – ont élevé leur drapeau sur la côte nord et la côte sud respectivement. L’île fut ainsi divisée en deux parties ; la partie sud (anglaise) fut nommée Papouasie. La Papouasie et la Nouvelle Guinée ont été mises, à quelques années d’intervalle, sous le protectorat de l’Australie. Réunies ensuite sous une seule administration, elles sont devenues état indépendant le 16 septembre 1975.

 

La Papouasie Nouvelle Guinée est un pays dit « Chrétien ».
Les Pères Maristes arrivèrent dans les îles Salomon en 1845 et ils y furent les seuls jusqu’en 1959. Les Missionnaires du Sacré-Cœur d’Issoudun vinrent en Nouvelle Bretagne en 1882 et sur la côte sud en 1885 ; ils y furent les seuls jusqu’en 1958. La Société des Missionnaires du Verbe Divin (S.V.D) s’établit sur la côte nord en 1896 ; ils y furent les seuls jusqu’en 1952. La première congrégation féminine à venir en P.N.G fut « Les filles de Notre-Dame du Sacré-Cœur » (O.L.S.H.) en 1884. Les Sœurs Missionnaires du St Esprit arrivèrent en 1899. Le travail des premières années s’est limité aux régions côtières nord et sud. Ce n’est qu’en 1934 que les premiers missionnaires S.V.D se sont aventurés a l’intérieur du pays dans les montagnes. Ils vinrent à pied de Madang (côte nord) à travers la jungle, pour prendre contact avec un peuple complètement isolé du reste du monde. L’implantation missionnaire s’est opérée dans un contexte difficile : conditions de vie primitives, population très éparpillée, terrain accidenté, moyens de communications très pauvres, multiplicité des tribus et des langues (plus de 800).

 
Les Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus arrivèrent en Papouasie Nouvelle Guinée en 1986 à la demande de L’Evêque de Kundiawa, Mgr William KURTZ.
Sept sœurs furent envoyées en P.N.G ; dès le début, le groupe fut international : 3 Canadiennes, 2 Texanes, 1 Française et 1 Anglaise. Du groupe du début il reste encore 3 sœurs. Comme partout ailleurs dans le monde, notre mission est de faire connaître à tous, particulièrement aux pauvres, la tendresse et la miséricorde du Père révélées en Jésus. Pendant les premières années, les sœurs sont surtout engagées en pastorale et en santé. En 1990, l’Evêque fait appel à 3 S.S.C.J – 2 enseignantes et 1 infirmière - pour Kondiu, une école secondaire dirigée à l’époque par les Frères de St Jean Baptiste de la Salle. Depuis 20 ans, il y a toujours eu au moins 1 sœur enseignant à l’école, et parfois 1 infirmière pour le Centre de Soins.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Dès leur arrivée en P.N.G, les sœurs ont été en contact avec des jeunes filles qui voulaient donner leur vie au Seigneur.
Si les familles chrétiennes sont fières d’avoir un garçon prêtre, il est plus difficile pour une fille de se faire religieuse. Les personnes qui ont payé la scolarité, même simplement une somme très modeste, espèrent que la jeune va trouver un emploi et aider la famille. La dette n’est jamais finie. Il y a aussi des coutumes très fortes concernant le mariage - la femme est faite pour procréer – auquel s’ajoute le problème de la dot. Une fille éduquée « vaut » plusieurs milliers de kina et quelques dizaines de cochons ! Cependant, certaines familles sont assez généreuses pour offrir leurs filles au service de l’Eglise. Nos deux premières sœurs Papoues ont fait profession en 1999.

Après plus de 16 ans dans le diocèse de Kundiawa, en octobre 2002, nous avons pris le risque de fermer la communauté de Mingende, où deux de nos sœurs avaient un poste important au niveau diocésain, pour ouvrir une communauté sur la côte nord de l’île, à Megiar, dans le diocèse de Madang. Puis en janvier 2010, nous avons eu l’immense joie d’ouvrir une troisième communauté à Goglme (diocèse de Kundiawa). Cette communauté est composée de 3 sœurs autochtones : 2 enseignantes et 1 infirmière. Depuis 1986, le petit grain de sénevé a grandi en terre papoue et nous sommes maintenant 13 sœurs dans le district dont 8 sœurs autochtones.

 

A la suite d’Angélique, dans le milieu où elle se trouve, chaque sœur travaille à la promotion des personnes à travers l’enseignement, le soin des malades, le travail en pastorale et diverses responsabilités au niveau diocésain. En 2009, pour le centenaire de notre nom « Sœur du Sacré-Cœur de Jésus », nous avons commencé à cheminer avec un groupe de chrétiens pour devenir Associés. Nous avons 3 groupes (Megiar, Kondiu, Kundiawa) qui comptent au total 35 à 40 personnes. Chaque groupe se rencontre une fois par mois dans les différents lieux pour un temps de prière et de réflexions sur la spiritualité du Sacré-Cœur.

 
 
Quatre sœurs avec Mgr Henk Te Maarsen, ancien évêque de Kundiawa et Mgr Anton Bal, l’actuel.
 
 
 
 
 
 

 

 
 
 
 Jeunes en formation  
 
 

 



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