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       En vue de la COP24

À quelques semaines de la COP24, dans une déclaration. conjointe, les six présidents des conférences épiscopales continentales demandent aux chefs de gouvernement de prendre des mesures ambitieuses et immédiates pour combattre les effets dévastateurs de la crise climatique.


Dans un appel présenté le vendredi 26 octobre à Rome, les présidents des six groupements continentaux des conférences épiscopales (1) s’adressent les responsables politiques à œuvrer pour une mise en œuvre ambitieuse de l’Accord de Paris. Ils demandent à la prochaine conférence des Nations unies sur les changements climatiques (la COP24 en décembre 2018 à Katowice, en Pologne) de marquer un tournant dans la voie tracée en 2015 à Paris.

Traiter les causes profondes

« Nous devons être prêts à procéder à des changements rapides et radicaux et à résister à la tentation de rechercher à court terme des solutions purement technologiques à notre situation actuelle, sans traiter les causes profondes et les conséquences à long terme », peut-on y lire.

Les responsables de l’Église en Amérique latine, Asie, Afrique, Océanie et Europe mettent en avant plusieurs principes repris de Laudato si’ : l’urgence, la justice intergénérationnelle, la dignité humaine et le respect des droits, en particulier ceux des plus vulnérables, qui « doivent toujours être au centre du programme sur le climat ».

Climat, l’« appel urgent » de 19 organisations catholiques

La déclaration conjointe met ensuite en avant plusieurs priorités politiques  : le maintien du réchauffement climatique en dessous de 1,5°C  ; une évolution vers des modes de vie durables  ; le respect des connaissances des communautés autochtones  ; la mise en œuvre d’un changement de paradigme financier conforme aux accords mondiaux sur le climat  ; la transformation du secteur de l’énergie en mettant fin à l’ère des combustibles fossiles et en passant aux énergies renouvelables  ; et une nouvelle réflexion sur le secteur agricole pour veiller à ce qu’il fournisse des aliments sains et accessibles à tous, en mettant l’accent sur la promotion de l’agroécologie.

« Ces actions doivent être prises par la communauté internationale à tous les niveaux : par les personnes, les communautés, les villes, les régions et les nations », précisent les évêques.

Un défi spirituel

À travers cette déclaration, les dirigeants de l’Église réaffirment également leur « engagement à prendre des mesures audacieuses pour vivre le changement que nous demandons au sein de nos institutions ». « Nous croyons fermement que cette conversion écologique est aussi un défi spirituel », justifient-ils.

La déclaration est appuyée par les réseaux catholiques CIDSE, Caritas Internationalis et le Mouvement catholique mondial pour le climat. « Nous avons besoin d’un changement d’orientation profond et urgent sur le changement climatique. Nous devons assister à une transformation, lors des négociations sur le climat, à Katowice. Nous pouvons sauver la planète et les personnes les plus exposées aux effets des conditions météorologiques extrêmes mais nous avons besoin d’une volonté politique pour que cela devienne réalité », a notamment déclaré Michel Roy, Secrétaire général de Caritas Internationalis.

Dominique Greiner



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